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Revue de presse

Roubaix accuse Lille d’être favorisée dans le ramassage des ordures !

 

La ville de Roubaix s’insurge contre ce qu’elle estime être une injustice dans la métropole : contrairement à ce qui se passe ailleurs, les dépôts sauvages ramassés à Lille sont pris en charge financièrement par la communauté urbaine. Celle-ci dément mais peine à convaincre du contraire.

 


Le ramassage des dépôts sauvages coûte cher à la Ville de Roubaix, qui aimerait un coup de main de la communauté urbaine.

 

Lille métropole en fait-elle plus pour Lille que pour d’autres communes sur le thème de la propreté ? Roubaix le pense et le dit à voix haute. La ville la plus pauvre de la métropole lilloise, qui est sans doute aussi l’une des plus sales, est confrontée depuis des années à une lutte épuisante contre les ordures abandonnées aux coins des rues. Une soixantaine de lieux de dépôts sauvages sont identifiés et près de 3 400 tonnes de déchets ramassés chaque année. Ce combat sans fin coûte environ 150 000 € par an à la commune de Roubaix

 

Le cas lillois

Désireuse de voir ce qui se fait ailleurs, la ville s’est penchée sur le cas particulier de Lille, où la propreté urbaine, compétence communale, et le ramassage des déchets, compétence communautaire, sont gérés par le même opérateur, Lilébo (lire ci-dessous). Dans le cahier des charges du marché public signé par les deux collectivités, il est écrit noir sur blanc que la collecte des dépôts sauvages fait partie des « prestations relevant de LMCU », et doivent lui être facturées. Évidemment, ce constat fait grincer des dents à Roubaix, où Grégory Wanlin (UDI), l’adjoint en charge du dossier, dénonce une injustice : « Il n’y a pas de raison que toutes les communes ne soient pas traitées de la même manière, Roubaix devrait même être mieux traitée que les autres étant donné ses difficultés. »

 

Deux tournées par jour pour la ville contre une pour la communauté urbaine

Le constat est toutefois erroné à écouter Bernard Debreu (PCF), le vice-président de la métropole européenne de Lille (MEL, nouveau nom de LMCU), qui souligne qu’en tant que maire de Seclin, il serait le premier à s’indigner « si ce qui est dénoncé par Roubaix et quelques autres communes était vrai ».

L’élu communiste rappelle la règle, qui semble pourtant démentie par le cahier des charges de Lilébo : « Les dépôts sauvages sont ramassés par les communes et placés dans des bennes qu’Esterra prend en charge. » Par ailleurs, Esterra fait un effort supplémentaire à Roubaix en y assumant une fois par semaine la collecte des dépôts sauvages. L’argument ne convainc pas Grégory Wanlin. « La ville paie deux tournées par jour, et la communauté urbaine une par semaine. Cherchez l’erreur quand tout est pris en charge par LMCU à Lille. »

 

Roubaix doit-elle imiter Lille?

Étonnante proposition de Bernard Debreu. Face aux critiques de Roubaix, le vice-président communiste à la propreté réplique que « Roubaix peut disposer du même dispositif si elle accepte de renoncer à sa régie ». La métropole européenne de Lille (MEL) est donc « prête à signer d’autres délégations de service public » pour les villes qui suivraient l’exemple lillois. Ce n’est définitivement pas au programme à Roubaix, où la propreté est gérée conjointement par les agents municipaux et une association d’insertion.

 

 

Pourquoi Lille est un cas très particulier  

Dans toutes les communes de la métropole lilloise, s’effectue un partage des tâches assez classique en matière de propreté. Les villes prennent en charge ce qui relève de la propreté urbaine, à commencer par le nettoiement de la voirie. Et la communauté urbaine, via Esterra, gère le ramassage des déchets ménagers et des encombrants, dans les communes où ceux-ci existent encore.

Lille est un cas à part à double titre. D’abord parce que contrairement aux autres communes de la MEL (métropole européenne de Lille), qui gèrent la propreté urbaine en régie, c’est-à-dire avec leurs agents municipaux, la capitale des Flandres a choisi depuis longtemps de confier cette mission au privé. Jusqu’à l’année dernière, c’était l’entreprise Derichebourg qui assumait cette mission.

 

Un marché à 14,5 millions

C’est là que réside la deuxième particularité lilloise. Depuis sept mois, un opérateur unique gère à la fois le ramassage des déchets et la propreté urbaine dans les cinq quartiers centraux : Centre, Wazemmes, Vauban, Vieux-Lille et Moulins. L’idée était de dépenser moins et de mieux coordonner ces deux tâches complémentaires. Le marché public, commun à la MEL et à Lille, a été remporté par Esterra via une filiale baptisée Lilébo.

Les deux collectivités contribuent presque à égalité : Lille règle chaque année 7,5 millions d’euros à Lilébo, qui reçoit parallèlement un peu plus de 7 millions de la communauté urbaine.

Dans les autres quartiers de Lille, en revanche, la situation antérieure demeure. Ce qui ne facilite pas les comparaisons entre les différentes communes de la métropole lilloise.

Publié le 01/01/2015